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 I just wanted to say a few words .... | PV Nguyen Aïdan

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Hwang Tae Hyun


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MessageSujet: I just wanted to say a few words .... | PV Nguyen Aïdan    Sam 11 Juin - 2:00

Il était rare pour le jeune homme d’avoir un jour de congés comme celui-ci. Il fallait dire que cela faisait qu’un an et demi qu’il était rentré en tant que cuisinier apprenti dans le restaurant de fruits de mer qu’il avait décidé comme lieu d’apprentissage. A partir de ce jour, les jours s’étaient enchainés à une vitesse hallucinante, lui laissant que très peu d’occasion de souffler. Il avait du à plusieurs reprises repousser ses limites alors que son âme lui intimait qu’une chose ; dormir. Seulement même ce simple besoin vital était souvent passé en dernière position alors qu’il passait ses journées à cuisiner encore et encore au point d’avoir des ampoules à ses mains. En gros, en l’espace d’une année, il avait trouvé peu de temps pour lui et il avait laissé sa vie sociale de côté. Bien trop occupé par son apprentissage qui occupait pratiquement toutes ses pensées. Fort heureusement pour lui, la plupart de ses amis avaient finis par prendre l’habitude de venir le voir au restaurant et il finissait toujours par savoir ce qu’il y avait de nouveau les concernant. Ses journées défilaient et se ressemblaient pratiquement toutes, rendant sa vie quelque peu monotone mais à partir du moment qu’il avait la satisfaction de voir ses capacités culinaires devenir de plus en plus expérimentées, cela lui convenait parfaite. Puis, il avait parfois des journées de repos…Enfin une seule par jour où il voyait à ses moments là voir débarquer chez lui Sul Li ou Yong Sun, ses petits démons à lui qui à défaut de lui taper sur le système avait le don de redonner un peu de baume à sa vie. Cette vie qui depuis quelque temps ne tournait au fond un peu qu’autour de ses jeunes gens. Aucune personne en vue puisqu’il n’avait pas le temps de sortir, de fréquenter, ni même d’apprendre à connaitre une nouvelle fille ou un nouveau garçon pour tenter de s’attacher à lui. Puis en toute honnêteté, il y avait toujours quelqu’un qui occupait ses pensées, une personne qu’il avait eu la chance d’avoir à ses côtés mais qu’il avait perdu à cause de sa lâcheté, de cette réserve qui refusait tout simplement de laisser la personne qu’il était s’épanouir véritablement, prisonnier d’un passé qui l’avait profondément marqué.

Pourtant désormais, il savait qu’il n’avait plus rien à craindre, que ce soit des remarques ou brimades si ce n’est des regards moqueurs ou réprobateurs sur sa ligne de conduite mais il avait fini par se faire une raison. On ne pouvait pas plaire à tout le monde et il fallait juste être honnête avec lui-même. Cependant c’était plus facile à dire qu’à faire. Maintenant quand il sortait avec un homme, il ne le criait peut être pas sur tous les toits mais il ne le niait pas si on le lui demandait, gardant tout de même pour lui cette part de secret. Puis au fond, ce qu’il faisait de sa vie ne concernait que sa personne et celle avait qui il partageait sa vie, non ? Donc au final, seuls ses amis proches étaient au courant de l’identité de l’être qu’il partageait sa vie. Quand on connaissait le jeune homme depuis bien longtemps, on pouvait que constater que petit à petit, il arrivait à assumer cette bisexualité, laisser son côté féminin qui était à la base une faiblesse prendre de plus en plus de place dans sa vie. Certes, il était loin d’être une « folle » comme certains nommaient les hommes qui se comportaient comme une femme, mais il aimait énormément les choses qui en temps normal n’étaient aimées que par les femmes : que ce soit la mode, la couture, le ménage, les pâtisseries, la cuisine et les fleurs. Il se souvenait encore de l’époque où il s’était essayé à l’art floral, un peu entrainé par ses amies filles qui s’étaient passionnées pour cet art. Il se souvenait qu’à l’époque qui datait du lycée, il avait encore essuyé quelques remarques mais bon, il était déjà si imposant de par sa structure que personne n’avait vraiment essayé de cracher sur son dos. Puis quand on voyait de quoi il était capable dans celui-ci, on devait quand même reconnaitre qu’il était assez doué et n’avait pas des doigts de malotru. Bref, une période qui avait été courte mais dont il gardait un bon souvenir et auquel il se prêterait bien de nouveau au jeu.

D’ailleurs peut être qu’il pourrait proposer la chose à Sul Li, depuis que cet idiot de Lin Ho l’avait quitté pour cette sorcière…Elle n’était qu’une loque vivante. Chaque jour, il était contraint de lui préparer à manger et la forcer à manger tellement elle avait perdu la force de vivre. L’amour était réellement une chose loin d’être facile à vivre d’autant plus lorsqu’on était vraiment amoureux de la personne. Sul Li, lui rappelait souvent le garçon qu’il avait été lorsque son premier petit ami, celui qu’il avait surement aimé réellement l’avait quitté à cause de sa réserve…Aïdan. Lorsqu’ils avaient rompus, il avait fini dans le même état bien qu’on ne pouvait pas véritablement le voir. Depuis toujours, il avait apprit à garder tout en lui et c’est ainsi que pour cacher sa peine, cette tristesse qui lui brisait le cœur, il s’était mit à fond dans le sport, la cuisine, ne passant ses journées qu’à faire cela. Finalement le temps avait fini par diminuer la cicatrice que lui avait laissée cette relation, préférant s’aveugler en quelque sorte en tentant d’autres relations mais à chaque fois, il suffisait qu’il le croise pour que ses sentiments ne reviennent à la surface. Des sentiments qui se retrouvaient de nouveau bafoués car la rancœur de la personne qu’il avait aimé et aimait toujours à l’heure actuelle était bien trop tenace pour lui pardonner à lui, qui était trop lâche, faible pour tenter de revenir à la charge et récupérer ce qu’il avait perdu. Mais pour l’instant le plus important dans cette histoire n’était pas sa relation qui était terminée depuis quelques années, mais bien celle de sa meilleure amie qui avait cessé depuis peu et avait laissée derrière elle, une fille au bord de la dépression. Pour Sul Li, il était prêt à tous les sacrifices et il voulait plus que tout, lui rendre le sourire, lui donner les moyens de se changer les idées.

C’est pour cette raison qu’il avait pensé que suivre des cours de compositions florales, pourraient un tant soit peu lui changer les idées et cesser de penser à ce garçon immature et stupide qui l’avait quitté pour une femme, qui ne méritait nullement le droit de porter ce nom. Dieu, s’il n’adorait pas sa petite sœur de cœur, il aurait surement pété les plombs et envoyait en enfer ce mec…Un véritable papa poule et lorsqu’on touchait la prunelle de ses yeux…Le gentil toutou qu’il était pouvait à tout instant se transformer en loup sanguinaire et il ne fallait absolument pas escompter qu’il redevienne doux. Désormais, il était résolu à lui faire oublier ce connard, tout simplement et par tous les moyens. Si seulement, il savait que les plans de la demoiselle étaient de justement le récupérer…C’est en pensant changer les idées de son amie, que le jeune homme avait profité de sa journée de repos pour arpenter les rues de la ville à la recherche d’un fameux club pour adulte qui pourraient proposer ce genre d’activités. Simplement d’un bonnet dans les cheveux, d’un t-shirt des plus basiques accompagné d’un jeans troué et de ses baskets quotidienne, il était habillé comme un jeune homme de son âge qui n’avait pas particulièrement de recherche pour se saper ce jour là. Au cours de la journée, il avait déjà visitée plusieurs fleuristes pour savoir s’ils n’avaient pas connaissance d’un tel club mais les réponses négatives s’enchainaient jusqu’à qu’il arrive à la devanture de la boutique de fleur devant laquelle il se tenait présentement. Une affiche qui proposait cette activité avait attirée son attention et c’est donc quelque peu heureux et enchanté qu’il pénétra dans la dite boutique.

S’il avait su que dans cette boutique, il allait revoir un fantôme de son passé, il aurait surement encore une fois hésité avant d’entrer, mais maintenant qu’il voyait cette dite personne si près de lui, il ne pouvait pas refaire machine arrière. D’autant plus que cet être qui hantait toujours à l’heure ses pensées semblait être dans une situation des plus embarrassantes. Dans un premier temps, il préféra rester un peu en retrait près de la porte, observant la scène du coin de l’œil. S’il comprenait bien ce qui était en train de se passer, une cliente qui était une femme d’un certain âge semblait se plaindre de la composition florale que le jeune homme, qui se nommait Aïdan, avait réalisé pour elle. Elle ne rechignait sur aucuns mots, le traitant d’incapable, qu’elle allait se plaindre au directeur de la boutique. Par respect et surtout surement pour garder son poste, le jeune homme semblait encaisser chacun des mots qui lançaient la vieille dame, lui proposant de recommencer celle-ci, si elle le souhaitait car le client était toujours roi mais quand on le connaissait plutôt bien, il était facile de voir qu’il n’avait qu’une envie pour l’instant, c’était de l’étriper. Chose qui était totalement compréhensible car la veille femme ne prenait aucun gant avec lui en bafouant ainsi ses capacités. Il aurait été dans sa position, il y aurait eu de forte chance qu’il soit à deux doigts de craquer et de répondre avec la même virulence que son interlocuteur.

Ne souhaitant pas alors donner satisfaction à cette chouette de mégère, il se contenta de toussoter doucement en se raclant la gorge pour détourner l’attention de celle-ci qui se pensait seule dans la boutique. S’avançant alors vers le comptoir, ayant eu l’attention de celle-ci, il lança tout simplement dans un ton froid quoique maitrisé. « Madame, cela ne sert à rien d’être si virulente, si vous voulez mon avis. Si votre bouquet ne vous convient pas, laissez-le réparer son erreur et vous proposer une nouvelle composition. A quoi bon vous montrez aussi désobligeante envers ce garçon, il ne semble pas vous avoir manqué de respect à ma connaissance… »

Sa voix avait froide et grave mais totalement serein. Il ne cherchait en aucun cas à se montrer désobligeant avec la dame en question, seulement à lui faire comprendre qu’elle était aller un peu trop loin dans ses propos. D’ailleurs il sentait que la chouette n’avait pas finie avec le pauvre Aïdan car elle murmura dans sa barde « Tss…occupez vous de vos affaires, jeune homme…la jeunesse c’est plus ce que c’était. » avant de dire plus fortement. « Bon, je veux bien vous accorder le bénéfice du doute mais vous avez intérêt à me reprendre ce bouquet, il est HORS DE QUESTION que je reparte avec ça. Si le résultat ne me convient toujours pas, j’en informerais votre direction, c'est bien compris ? »

Pauvre vieille chouette eut-il envie de murmurer mais il s’était retenu observant seulement du coin de l’œil la réaction du jeune homme qui était loin d’être un étranger à ses yeux.

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Nguyen Aïdan


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MessageSujet: Re: I just wanted to say a few words .... | PV Nguyen Aïdan    Dim 12 Juin - 17:32

« cette composition est d'une laideur sans égal. pourquoi avoir mélangé autant de fleurs ? » quelle remarque désobligeante. Aïdan se mordit la lèvre inférieure, se retenant de répondre à cette question irritante. Si elle n'aimait pas le travail qu'il faisait, pourquoi en débattre pendant des heures avec si peu de respect ? Ne pouvait-elle pas simplement demander à être remboursée au lieu de se montrer si désagréable ? D'accord, il s'était trompé. Il avait pensé qu'elle était peut-être ouverte à l'art contemporain ; et qu'avoir une composition si mixte lui ferait plaisir. Mais non. Alors, basta ? Se sentait-elle vraiment obligée de l'enfoncer ? Elle avait une voix si nasillarde, si sèche. Supplice pour les oreilles. Mais notre fleuriste se devait de garder la tête haute et de ne pas manquer de respect : l'écouter se plaindre sans broncher ou, à la limite, s'excuser pour la, pourtant si jolie, composition qu'il avait faite, voilà, aussi, ce qu'il pouvait faire. Autrement dit, il était impuissant face à la cliente ; et c'était très désagréable. C'est simple, il n'y avait pas pire situation que celle-ci : encaisser, sourire, rembourser. Pas question qu'il s'excuse, voire même qu'il accepte toutes les horreurs qu'elle balançait sur son bébé. Il avait passé plus de quatre heures en compagnie de toutes ces fleurs, les chouchoutant. Et cette vieille mégère critiquait ce résultat d'un amour incontrôlable pour la nature : qu'elle aille au diable. Esquissant un grand sourire, le vietnamien posa sa création sur le meuble en bois se trouvant derrière lui : elle n'en voulait pas ? Pas de problème, une personne ayant de meilleurs goûts flasherait sûrement dessus. Et puis, il préférait largement la garder ici que de la savoir chez cette folle, à mourir dans un coin. « je peux peut-être vous faire une nouvelle composition ? le client est roi. » répondit finalement aïdan, les derniers mots qu'il venait de prononcer lui brûlant la gorge. Heureusement que nous n'étions pas au moyen-âge : et, heureusement, surtout, qu'elle n'était pas réellement reine d'un quelconque pays. Cela se résumerait à l'enfer sur terre pour la presque totalité des humains : voire peut-être même des êtres vivants. Cette femme était une plaie. La peste, un nuage gris dans sa journée qui avait pourtant si bien commencé. « non, vous êtes un incapable. je veux simplement parler au responsable de cette boutique. tout de suite. » le prenait-elle pour son chien ? C'était abusé. Depuis quand une personne de plus ou moins cinquante ans se permettait de parler de la sorte à un individu ? Les vieilles femmes ne prônaient-elles pas le respect ? Celle-ci devait sans doute être beaucoup trop aigrie pour avoir le moindre principe ; si ce n'était celui de faire chier son monde. Elle voulait voir le responsable, c'est ça ? Cela allait être drôle, alors. Parce que le boss de cet endroit ne s'avérait pas être n'importe qui, et encore moins quelqu'un qui accepte de telles offenses. Il s'agissait de la mère de notre vietnamien, une dame au cœur énorme, amoureuse des plantes, qui encourageait, chaque jour, l'innovation. Et en plus d'être une jardinière hors du commun, elle était aussi une mère très protectrice qui n'appréciait aucunement que l'on s'adresse à son fils unique avec si peu de déférence. « très bien. » il abandonnait ; à quoi bon sortir les armes contre cette mégère ? Si elle voulait voir la directrice, aucun problème : aïdan laisserait sa génitrice s'occuper de ce malentendu, elle était douée pour ça. Et puis, comme cette altercation se finirait en un magnifique tableau d'une poule protégeant son œuf, nul doute que le brun pourrait prendre sa pause. Il allait les laisser discuter entre elles. Inspirant longuement, prenant le téléphone blanc se trouvant à côté de lui dans le but d'appeler sa mère, le vietnamien fut alors interrompu dans son action par un raclement de gorge : quoi encore ? Cette vieille peau avait-elle quelque chose à ajouter ? N'appréciait-elle pas, cette fois-ci, qu'il se contente de sonner le boss plutôt que d'aller le chercher en personne ? Quelle emmerdeuse. Relevant les yeux vers la vieille femme, il vit alors qu'elle ne regardait pas dans sa direction. Curieux, il vira son regard dans cette dernière, apercevant tae hyun. Battement de cœur raté. Merde, qu'est-ce qu'il foutait ici ? « madame, cela ne sert à rien d’être si virulente, si vous voulez mon avis. si votre bouquet ne vous convient pas, laissez-le réparer son erreur et vous proposer une nouvelle composition. à quoi bon vous montrer aussi désobligeante envers ce garçon, il ne semble pas vous avoir manqué de respect à ma connaissance… » ne pouvait-il pas s'occuper de ses affaires, lui ? Le vietnamien fronça les sourcils, se pinçant les lèvres : était-il sincèrement obligé de débarquer comme un cheveu sur la soupe ? Oui, parce que là il n'avait rien du prince charmant, même si c'était peut-être l'effet qu'il avait voulu créer. Il l'interrompait dans son business et, techniquement, au moment le plus intéressant : l'hydre allait sortir de sa caverne. Sa mère s’abattrait d'une aile vengeresse sur cette personne qui lui manquait de respect mais. mais le nouvel arrivant venait de tout gâcher. « Tss… occupez-vous de vos affaires, jeune homme… la jeunesse c’est plus ce que c’était. » il était bien d'accord, sur le premier point. Mais sûrement pas sur le deuxième : et la vieillesse alors ? Ce n'était plus ce que c'était non plus. Cette femme était à l'opposé de l'idée qu'aïdan se faisait des personnes âgées et, si le destin de cette calamité ne dépendait que de notre asiatique, nul doute qu'il l'aurait jetée dans un fossé au bord de la route. Oui, vision lugubre, mais elle le faisait sortir hors de ses gonds.

« bon, je veux bien vous accorder le bénéfice du doute mais vous avez intérêt à me reprendre ce bouquet, il est HORS DE QUESTION que je reparte avec ça. si le résultat ne me convient toujours pas, j’en informerais votre direction, c'est bien compris ? » tae hyun, je te hais. Oh oui, le regard du brun en disait long, là. Il ne quittait plus son interlocuteur de ses prunelles noires, agacé ; à cause de ses conneries de sauveur à deux balles, il allait devoir refaire une création pour cette femme à qui il n'était pas du tout prêt à donner ne serait-ce qu'une bonne grosse claque. Mon dieu, son ex était pire qu'une plaie d’Égypte. Peut-être même pire que cette folle. Soupirant fortement, clairement soulé, le vietnamien se força à s'abaisser, se mordant fortement la lèvre pour rester calme. Il avait si peu l'envie de construire quelque chose pour elle ; devait-il réellement se forcer ? Le résultat serait laid. Sans amour, il ne pouvait rien faire et, là, il n'était pas dans les meilleures conditions pour mettre un nouveau bébé au monde. « désolé madame, mais je vais me contenter d'appeler la femme qui gère tout ça, je ne suis absolument pas d'humeur à créer quelque chose de joli pour votre personne. » lança alors notre jeune fleuriste d'une voix calme. Insolent, provoquant ? Peut-être, dans le fond, mais il était surtout franc là, et la mégère devait s'estimer heureuse qu'il n'ait pas balancé ne serait-ce qu'un dixième de ce qu'il avait sur le cœur. Il entra alors le numéro de sa mère, portant ensuite le téléphone à son oreille. Et, tandis que ce dernier sonnait, aïdan s'appliquait à éviter le regard de tae hyun, espérant que ce dernier aille voir ailleurs. Qu'il parte loin de lui et ne revienne plus jamais. Qu'il se trouve une excuse et se barre de son lieu de travail. Il se sentait tellement impuissant, bloqué ici. Et nul doute que si il l'avait rencontré dans un autre endroit, il l'aurait évité. Mais, là, il ne pouvait pas fuir, coincé à son poste. Et il se sentait mal : si mal de devoir rester à sa place, observé par un mec qui l'avait méchamment blessé quelques années plus tôt. Même à l'époque actuelle, ce garçon agissait encore sur lui, continuant de lui brûler le cœur à vif : pourquoi était-il rentré dans sa boutique ? N'avait-il rien de mieux à faire, que voulait-il ? Aïdan était d'une rancune de fer : et, oui, il en voulait cruellement à tae hyun de ne jamais l'avoir assumé dans sa vie. Lui faisait-il honte ? N'était-il pas assez beau, assez gentil, assez protecteur, assez amoureux, pour qu'il l'accepte ? D'accord, ils avaient partagé beaucoup de choses ensemble. Mais le crabe avait-il oublié que, avant ça, ils avaient été amis ? Avant d'être un couple. Il lui avait manqué de respect, la voilà, la vérité. Il ne l'avait pas suffisamment aimé. C'était clair comme de l'eau de roche. Le problème n'était pas réellement la honte avec un grand h comme son ex la redoutait. Non. C'était juste un manque de sentiments : quand on aime, on fait des sacrifices, et aïdan était bien placé pour le dire. Des sacrifices, il en faisait des tonnes, chaque jour, par amour. Et c'était pour ça, aujourd'hui, et depuis longtemps d'ailleurs, qu'il assumait son homosexualité. Oh, tae hyun, si seulement tu avais pu ressentir ce putain de mal être. Là, au moins, son ancien petit ami aurait pu comprendre et sûrement évoluer en s'assumant à son tour. La douleur ressentie lorsque l'on est rejeté est tellement puissante, totale, destructrice : et, presque chaque jour, le vietnamien en avait hérité. Après une veille partagée, à se donner ou à donner sans compter, il affrontait ce simple sourire amical. Cette simple poignée de main. C'était rabaissant : il se retrouvait, officiellement, au même niveau que chaque pote, x ou y, de tae hyun. C'est comme si ce qui s'était passé n'avait plus aucune importante. Comme si il n'avait pas assez de valeur, comme si il ne s'était pas encore assez sacrifié, pour mériter un baiser, aussi furtif soit-il. Non, décidément, ça avait été un calvaire et aïdan commençait à peine à respirer à nouveau, loin de celui qui lui avait à la fois tant donné et tant volé. Et il fallait que ce dernier se pointe, là, troublant son quotidien : n'en avait-il pas assez ? « voyez jeune homme, il se fiche bien de travailler correctement. » lança alors la cliente, se tournant vers le nouvel arrivant. « la ferme. » c'était parti tout seul, incontrôlé. Mais il n'en pouvait plus : il devait à la fois affronter la momie et le fantôme de son passé. C'était beaucoup trop pour une seule personne, beaucoup trop pour qu'il puisse agir comme si tout allait bien : en plus de voir son travail critiqué, il se faisait ridiculiser ouvertement. Et puis quoi encore, fallait-il aussi le mettre dans une cage et faire payer les visiteurs ? Hors de question. La femme, interloquée, tourna la tête en direction du fleuriste, prête à exploser. « allô ? oui, j'ai une cliente ici qui aimerait te voir, tu peux venir tout de suite s'il-te-plaît. » aïdan reposa alors le téléphone sur sa base. Cette histoire ne le concernait plus, que cette vieille peau aille brûler en enfer. Sortant de derrière son comptoir, l'asiatique ajouta : « veuillez attendre ici quelques secondes, si ce n'est pas trop vous demander, la responsable arrive. » maintenant il pouvait partir tranquille, faire sa pause, passer à autre chose. Passant à côté des deux individus, il fit attention à ne pas frôler, ni même à croiser le regard de son ex, se dirigeant vers la sortie, attrapant au passage son paquet de clopes qui traînait sur le meuble. Il lui en fallait une, le stress, les souvenirs et l’énervement étaient beaucoup trop présents dans son corps. Le voilà qui sortait enfin dehors, prenant une grande bouffée d'air : ah, il pouvait revivre. Parfait. Un coup d'oeil à gauche, un coup d'oeil à droite, et le voilà qui décidait finalement de s'asseoir sur le banc à quelques mètres : vive ce moment de solitude.

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Hwang Tae Hyun


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MessageSujet: Re: I just wanted to say a few words .... | PV Nguyen Aïdan    Sam 18 Juin - 3:00

Si on lui avait dit qu’en ce levant ce matin ci, il allait faire de nouveau la rencontre d’un fantôme d’un passé fini, il y a de fortes chances que Tae Hyun n’y aurait pas cru. Lorsqu’on avait apprit à connaitre parfaitement une personne, qu’on l’avait côtoyée pendant tant d’années, on finissait inconsciemment par déterminer ce que celle-ci allait faire de sa journée, des endroits qu’elle allait fréquentée et surtout ceux où elle n’irait surement pas. C’est peut être grâce à de cette télépathie inconsciente de l’être humain, que celui n’avait pas à rencontrer au détour d’un coin de rue, l’être auquel il fut un temps, il avait été lié et qui n’était désormais que le fantôme d’un passé longtemps oublié. Après tout, les journées n’étaient qu’un enchainement de rencontres et d’événements qui ne pouvaient jamais être prédis et qui faisaient de chaque journée, une journée unique. Pourtant cette théorie bien intéressante était souvent contredite par les journées quelques peu monotones durant lesquelles les êtres humains se complaisaient pour tenter de trouver une sécurité qui leur était vitale. Après tout, l’être humain ne vivait-il pas que pour assouvir des besoins ? Certes des besoins qui différaient selon les individus mais pour y parvenir, il fallait qu’il parvienne à gravir cette mystérieuse pyramide des besoins de Maslow, marche par marche. A partir du moment que l’un de ces stades, qui se trouvaient être les besoins primaires, étaient satisfaits, l’individu pouvait se concentrer sur les autres, leur accordant l’importance qui leur était due en fonction de critères qu’il avait préalablement établi au regard de l’objectif qu’il s’était fixé dans la vie et de ce qu’il en attendait. Ainsi l’être humain pouvait être à la fois quelqu’un de prudent et d’imprudent, faisant en sorte que sa vie se dirige peu à peu vers la voie qu’il avait choisi en faisant de son mieux pour ne pas revenir en arrière et s’apitoyer de nouveau sur un passé qu’il croyait avoir oublié.

Malheureusement, l’oubli était une chose bien loin d’être facile, les regrets et les remords avaient tendance à tourmenter les êtres et Tae Hyun faisait parti de ses personnes qui étaient une proie facile pour toutes ses pensées mélancoliques. Ainsi depuis des années, il s’était tourmenté au sujet de ce jeune homme qui se tenait désormais face à lui, si près et à la fois si loin de lui. Pourtant, cette rencontre n’était pas prévue, il ne se sentait pas encore prêt ou peut être avait-il peur d’entrevoir une réalité qui allait lui faire du mal et ce en prenant en plein visage toute la rancune qu’il avait laissé dans ce cœur, qu’il avait malmené malgré lui à cause d’un pseudo complexe qu’il n’était pas parvenu à surmonter, et ce même par amour envers cet homme, qui ne portait désormais que le qualificatif « d’ex-petit ami ». Cependant, maintenant qu’il se trouvait face à lui, qu’il allait être amené de lui parler, peut être qu’il pourrait enfin faire ce qu’il avait toujours souhaité faire ; s’excuser. Oui, il voulait lui demandait de lui pardonner sa lâcheté, sa réserve et ce mal qu’il lui avait fait. Peut être que c’était égoïste de sa part d’avoir de telles pensées, de tenter de se donner bonne conscience mais si il ne le faisait pas, il était sure d’une chose, il n’allait pas pouvoir tourner la page. D’ailleurs le souhaitait-il vraiment ? Il le pensait mais maintenant qu’il le revoyait, qu’il pouvait admirer ses traits, son corps, il n’était plus très sur de lui. Quand on a été un temps attiré par le corps d’un autre, qu’on l’a désiré au point de n’avoir que faire du genre de celui-ci, souhaitant qu’une chose communiquer physiquement avec lui, il était difficile de rester de marbre face à lui. Ce bien que les années se soient écoulées, que leurs chemins se sont séparés et qu’ils aient eux aussi évolués physiquement. Après tout, ils n’étaient plus des enfants, des adolescents pubères qui découvraient ce qu’était le désir sexuel mais bel et bien des hommes surs d’eux même qui savaient ce qu’ils désiraient dans la vie. Tae Hyun avait mit du temps pour se trouver mais maintenant qu’il savait qui il était, il avait fini par assumer cette partie de lui et il avait envie de réparer le mal qu’il avait pu faire à autrui…Mais surtout désormais qu’il l’avait en face de lui, il désirait plus qu’une chose ; récupérer ce qu’il avait perdu car au fond même maintenant il en était toujours amoureux. Aïdan avait été la première personne pour qui son cœur et son corps s’était ébranlé.

Pourtant rien ne les prédestinait à une telle relation. Ils étaient tellement différents alors que Tae Hyun était du genre calme, maitre de lui-même au point d’être considéré comme l’un des mecs les plus froid et discret, Aïdan quant à lui était un garçon sur de lui-même qui assumait totalement ce qu’il était n’hésitant pas à hausser de la voix pour imposer ses idées et ce qu’il voulait. Autant dire qu’ils étaient comme le contraire de l’autre et pourtant une amitié s’était tissée entre les deux, leurs différences devenant alors une force pour l’autre et à la fois une faiblesse. Puis petit à petit les hormones dues à leur puberté avait fait d’eux la proie d’une attirance prononcée, un désir qu’ils avaient commencés par cacher mais qui s’était finalement libérée. Tout s’était passé comme dans bons nombre de yaois qui traitent de l’adolescence et il n’en avait aucune honte à l’avouer ou du moins désormais car à l’époque c’était une autre paire de manche. Une histoire sans grand intérêt au fond comme bon nombre de relations amoureuses de nos jours mais qui avait eu son importance dans leurs deux existences qui avait fait d’eux ce qu’ils étaient à l’heure d’aujourd’hui. Au fond, peut être que s’ils étaient restés ensemble, Tae Hyun aurait trouvé en lui, la force d’assumer ce qu’il était plus rapidement mais malheureusement la patience ne faisait pas partie du caractère de son vis-à-vis, qui était plus un fonceur qu’autre chose.

Il est donc évidant qu’il savait que le jeune homme allait pas accueillir son intervention de la façon la plus sympathique qu’il soit, d’ailleurs il n’y avait pas vraiment pensé avant de se lancer. Mais lorsqu’il aperçu son froncement de sourcil et son pincement de lèvres si caractéristiques de son énervement, il savait qu’il avait fait une grave erreur mais au point où il en était, un peu plus ou un peu moins cela n’allait surement pas changer la donne. Rancunier, Aïdan l’était assurément et il savait que la confrontation si elle allait avoir lieu risquait d’être haute en couleur. S’il lui donnait l’occasion de déverser sa rancœur, le jeune homme n’allait surement pas se gêner pour le faire et à vrai dire cela le rassurait presque, car il saurait qu’il comptait encore pour lui dans une certaine mesure. On ne peut pas tenir rancune à une personne qui nous indiffère, non ? Du moins, le jeune homme en était intimement persuadé. Un regard si perçant qui ne le laissait nullement indifférent bien que la couleur si envoutante de ses pupilles s’étaient assombrie à son attention lorsque la vieille chouette lui accorda le bénéfice du doute pour refaire un autre bouquet. En gros, en voulant arranger ou aider le jeune homme à se sortir d’une situation embarrassante, il n’avait fait qu’approfondir celle-ci. L’agacement du jeune homme en était la preuve parfaite, il avait de nouveau gaffé…pour changer. Restant tout de même calme, il se mordit doucement les lèvres pour cacher le mal être qui s’était installé en lui et il se disait même qu’il ne ferait pas mieux de faire machine arrière et de faire comme s’il n’était jamais entré dans cette boutique. Seulement en faisant cela, il fuirait de nouveau et il ne le désirait plus. Il voulait affronter sa colère, ses reproches, quitte à regretter ce geste plus tard. De plus, ils proposaient un cours de composition florale et il avait vraiment envie de changer les idées de sa meilleure amie, s’y inscrivant avec elle. Il n’eut plus eu le temps de réfléchir plus longuement à la situation puisque le jeune homme avait déjà repris la parole, informant la dame qu’il était désolé mais qu’il allait se contenter d’appeler la propriétaire car il n’était pas d’ « humeur » à créer quelque chose de joli pour elle. Une remarque et une pique en beauté signée de sa main, voila le genre de remarque auxquelles il devait se préparer. Un fin sourire se dessina à peine sur ses lèvres en imaginant à quel point la tâche qu’il s’était confiée allait être ardue mais en même temps sans comprendre vraiment, il s’en amusait. A croire qu’il était un masochiste qui s’ignorait.

Sans plus attendre, il le vit décrocher le combiné du téléphone pour composer le numéro de sa gérante, qui si ses souvenirs étaient bons se trouvait être sa mère, alors que la vieille femme se tournait de nouveau vers lui pour le prendre en témoin. C’est à peine s’il l’écouta à vrai dire, bien trop occupé par le fait d’observer le jeune homme qui semblait profondément agacé comme une bête qui tourne en rond dans sa cage car il ne pouvait s’en échapper. C’est à ce moment précis qu’il se rendit compte que le jeune homme en question n’avait nullement l’intention de converser avec lui, qu’il tentait encore une fois de l’ignorait, de ne pas se retrouver avec lui. Rien de bien étonnant et pourtant à chaque fois, il ne pouvait s’empêcher d’être triste face à se comportement bien qu’il le comprenait dans une certaine mesure. Lorsqu’il lança un « la ferme » à la vieille femme, il comprit qu’il était en train de péter un plomb et lorsqu’il le vit passer près de lui sans lui adressait le moindre regard, il savait que la partie était loin d’être gagnée mais il ne pouvait plus faire machine arrière. C’était aujourd’hui ou jamais qu’il pourrait avoir une conversation à cœur ouvert avec lui, quitte à se retrouver de nouveau avec un cœur bafoué mais pour une toute autre raison.

Il resta alors quelques secondes inerte, le voyant passer près de lui sans réellement agir, ne sachant pas vraiment quoi faire en fait. Puis sans réellement chercher à comprendre son geste, il se lança à sa suite après un bref coup de tête à cette femme en quittant la dite boutique. Se retrouvant alors dans la rue, il tenta de déterminer dans quelle direction il s’était rendu. Voyant sa silhouette s’éloigner au loin, il se contenta seulement de le rejoindre sans se presser mais marchant à une allure vivre jusqu’à le trouver assis sur un banc à quelques mètres où il s’approcha de lui quelque peu stressé. Cette rencontre fortuite et non préparée était en train de lui faire perdre ses moyens mais l’avouer était tout simplement impensable, alors dans un ton qui se voulait terne et calme, il commença simplement : « Toujours égal à toi-même, Aïdan. Encore aujourd’hui, tu possèdes ce caractère de feu qui t’es propre… Désolé pour mon intervention de tout à l’heure, j’aurai peut être dû m’abstenir mais... » Se coupant-il un instant. Il soupira alors doucement pour tenter de calmer ses nerfs, son stress. Il ne voulait nullement que le jeune homme puisse penser qu’il était de nouveau fébrile face à lui, prisonnier de cette réserve qui le caractérisait et dont le jeune homme était un de rares êtres à le savoir. Reprenant alors ses esprits, il se contenta seulement de le fixer d’un air maitrisé et ferme, résolu à avoir cette conversation et ajouta. « Je voudrais qu’on discute… il est temps que je te dise certaines choses, s’il te plait. »
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