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 Le matou irresponsable feat. Kim Taylor D.

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MessageSujet: Le matou irresponsable feat. Kim Taylor D.   Mar 5 Juil - 6:33



Run from their pity, from responsibility. Run from the country and run from the city.
I can run from the law, I can run from myself. I can run from my life, I can run into debt.
I can run from it all, I can run 'til I'm gone. I can run for the office and run for my cause.
I can run using every last ounce of energy.



Treize heures et demi, mardi. Une silhouette mince, mais finement musclée saute d'une haute branche d'un arbre. Elle atterrit souplement sur le sol. Il n'est pas là question de magie. Mais l'homme qui se redresse à présent presque félinement a la force de l'habitude de son côté. Voilà près de deux ans qu'il vivait en haut de ce grand arbre généreusement fournis en branches et en feuilles. Une cachette idéale pour y abriter son logis. Ce n'était sûrement pas ce qu'on pouvait appeler une maison, loin s'en faut. Mais, c'était un endroit suffisamment personnel pour s'y réfugier ou tout simplement pour passer une bonne nuit de sommeil. Les bancs de la place publique ou même du parc de Séoul, ce n'était pas une bonne idée. Et le propriétaire de cette longue silhouette l'avait découvert à ses propres dépends au tout début de son errance à Séoul. Mais un homme intelligent ne répète pas ses erreurs. Il apprend d'elles, plutôt. Et on pouvait probablement dire que Nolan était un homme intelligent. Du moins, il le croyait dur comme fer. C'est l'important... à ses yeux !

L'homme se fait chat, s'étirant paresseusement alors que quelques rayons de ce soleil encore bien haut dans le ciel dorent l'épiderme de ses bras et de sa nuque. Nolan vivait à son propre rythme, ignorant que le commun des mortels se levait habituellement au matin et se couchait au soir. Il était revenu à sa cabane ce matin, vers cinq heures, histoire de se reposer un peu. Pourtant, ça ne lui servait que peu. Mieux valait arnaquer les touristes en plein jour. Déjà, ils étaient beaucoup moins nerveux mais en plus, plus nombreux. Néanmoins, Nolan était plutôt oiseau de nuit, ainsi faisait-il un compromis. Et celui-ci était de ne pas se lever à dix-huit heures ! Et puis aujourd'hui, ce gros matou un peu paresseux avait décidé de se la couler douce. Il fallait le comprendre : Nolan n'avait ni loyer, ni électricité, ni eau à payer. Il s'achetait ses fringues quand ses deux paires de jeans étaient trop moisies, un peu de nourriture juste assez pour survivre et ... ça ressemblait un peu à ça, finalement ! Et ça, c'est quand il ne volait pas. Un vilain garçon ? Non... Juste un peu en marge de la société !

Le jeune homme se dirige paisiblement vers la sortie de la forêt. Il connaissait cet endroit comme le fond de sa poche. Chaque arbre, chaque feuille avait ce petit quelque chose qui faisait qu'ils étaient uniques. Et ça lui suffisait pour se retrouver. Ça paraissait absurde. En fait, même que ça l'était réellement. C'est seulement qu'il avait l'habitude des lieux, voilà tout. Mais Nolan aimait se vanter de ce qu'il ne possédait que par leurre. D'où la magie... La magie, ça n'existe que pour les fous. Or peut-être était-il un peu fou, car il était magicien ! Il égayait les journées des petits enfants tout en dérobant le porte-feuille de leurs parents. Et c'était très payant, d'être magicien de rue... quand on savait quoi faire. Lui le savait parfaitement. Et il excerçait son « métier » comme un professionnel. En fait, il était professionnel ! Pendant un temps, Nolan avait même songé à rejoindre un cirques... mais non. C'était trop de contraintes sociales pour son esprit marginal. Il avait trouvé la vie rêvée et n'allait pas s'en séparer maintenant qu'il l'avait acquise !

Tout en se dirigeant vers le parc de Séoul qui bordé par sa petite forêt d'un côté et le lac de l'autre, Nolan glisse une main dans ses cheveux, bientôt deux, histoire de faire un effort pour les replacer. Les mèches un peu longues, folles et brun un peu pâle sont rapidement balayées dans tous les sens avant d'à nouveau retomber sur ses yeux et ses oreilles en épi. Ce sera une prochaine fois pour le look trop canon, décidément... Mais Nolan n'en a rien à cirer, sincèrement. Il allait poiroter un peu au soleil dans le parc, puis irait prendre une douche à la piscine intérieure du coin. Ces vestiaires étaient une véritable source de confort pour Nolan qui avait souvent l'habitude de se laver dans la petite rivière qui passait derrière sa cabane. Avis aux intéressés ! Le jeune homme soupire en se laissant tomber sur un banc comme s'il n'avait pas dormit de la nuit, ce qui était complètement faux. Il sifflote tout en regardant le ciel d'un air détaché. Et pourtant, il observe, du coin de l'oeil, ce qui se passe autour de lui.

Rien d'intéressant, à dire vrai... Une petite famille s'amuse un peu plus loin. D'ailleurs, le cadet des deux enfants crie à en déchirer les tympan à tout être vivant passant à moins de vingt mètres de lui, ce qui a le don d'agacer Nolan. Celui-ci claque sa langue contre son palais, signe évident de son mécontentement. Il n'y reste pas, observant un moment un groupe d'adolescentes presque femmes qui rigolent dans un coin. Il a un sourire félin, un peu prédateur tout en faisant un clin d'oeil à l'une d'entre elles qui semble un moment hésiter entre le gloussement hystérique ou le dégoût le plus total. Il avait un peu l'air d'un mendiant, peut-être ? Peu importe...

Bref, lorsque quelqu'un prend place près de lui, ce n'est pas sans l'avoir vu arriver. Nolan tourne la tête vers le nouvel arrivant, un petit sourire amusé et malicieux aux lèvres.

NOLAN Tu pensais vraiment me faire peur ? Raté...

Il agissait un peu comme s'il avait toujours connu la personne assis près de lui. Pourtant, ce n'était peut-être même pas le cas. Il était seulement décontracté avec presque tout le monde. Oui, Nolan était un drôle de moineau. Mais, même si on le lui reprochait souvent, il s'en fichait éperdument. La vie n'était pas assez longue pour qu'on s'enlise dans des contraintes sociales à n'en plus finir. C'était bien une évolution dont l'homme aurait pu se passer, tiens. Mais, c'était amusant parfois...

NOLAN Si tu cherches une direction, je ne suis pas un guide touristique. Si tu veux de l'argent, je n'en ai pas. Si tu cherches un peu de compagnie, c'est pour mon plus grand bonheur, mais tu risques de t'en mordre les doigts.

Puis, comme s'il parlait de la météo, il ajoute seulement, à propos des doigts de cette chère personne :

NOLAN Mais laisse-moi en un morceau...

Et un peu plus qu'il se mettait à ronronner, ce sale matou...


Dernière édition par Baek Nolan le Dim 10 Juil - 9:59, édité 1 fois
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Kim Taylor D.


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MessageSujet: Re: Le matou irresponsable feat. Kim Taylor D.   Mar 5 Juil - 20:43

Taylor avait passé une matinée assez banale. Comme tous les jours, il avait ouvert sa petite pâtisserie et était resté debout derrière son comptoir, un grand sourire ornant son visage. Mais cela ne semblait pas être suffisant pour attirer la clientèle. Il aurait bien aimé voir un grand nombres de personnes affluer vers sa pâtisserie, jouer des coudes ou faire des croches pieds pour arriver les premiers et prendre commande avant que le stock de gourmandises ne s’épuisent . Mais cette scène là, Taylor la voyait beaucoup plus dans ses rêves et dans les autres boutiques que dans la sienne. C’était aussi pour cela qu’il ne préparait pas beaucoup de tartes, cupcakes et autre. La plupart de ses pièces étaient uniques et il les préparait avec soin. Le montage, la structure, le choix des couleurs, tout étaient parfaits. Mais encore une fois cela ne suffisait pas, de toute façon, il gardait espoir, cela ne fait pas très longtemps qu’il a ouvert son modeste commerce et il connaitra surement des jours meilleurs. Heureusement qu’il ne dépendait pas de cette pâtisserie pour survivre. Si cela avait été le cas, il serait déjà un cadavre allongé prés de ses poubelles. Il jeta un coup d’œil à sa montre et soupira. Il était déjà 11h et il n’avait eut que quatre clients. Bon c’était au moins ça. Il enleva son tablier blanc et immaculé qu’il pendit à un cintre et défit la queue de cheval qu’il avait faite de ses cheveux. Aujourd’hui n’était pas son jour.

La petite tête blonde referma la porte de sa pâtisserie à clef sans avoir oublier de retourner la pancarte qui affichait ouvert. Sait-on jamais. Il avait décidé de retourner chez lui et se relaxer. Sa maison n’était pas très loin de son lieu de travail, c’était vraiment une chance pour lui. Il n’avait jamais particulièrement affectionné les transports en commun en tout genre. Et comme il n’avait pas son permis de conduire et ne comptait pas le passer non plus, cela aurait été une horreur pour lui d’être contraint de côtoyer une horde de gens dans les métros et bus chaque jour. Oui, c’était vraiment une chance que ces toutes petites quinze minutes à pieds qui le séparaient de son chez-soi. Comme il était presque midi, les rues étaient vraiment bondées. Des gens accrochés à leur téléphone entrain d’inviter des amis au déjeuner, d’autres les avaient déjà retrouvé et cherchaient juste un restaurent ou un fast-food qui répondrait au goût de chacun. Il ne détestait pas la foule loin de là, le seul problème c’est qu’il n’arrivait pas à se mêler. Après tout, au milieu de cette marre de cheveux foncés et yeux bridés, une tête blonde aux yeux bleus ne passait franchement pas inaperçue. Et c’était bien ce regard unique : curieux, scrutateur voire transperçant qui le gênait. S’il ne venait que d’une seule et même personne, il n’aurait pas été pour le moins du monde dérangé. Mais c’était le grand nombre qui lui faisait cet effet.

Il arriva enfin devant chez lui. Il posa un pied sur le paillasson qu’un magnifique ‘’bienvenue ‘’de couleur rose fluo ornait et qu’il détestait. Le jeune homme mit une main dans sa poche, chercha un peu et se sentit particulièrement bête à cet instant. Ses clefs de la maison étaient restées dans son tablier, lui-même resté dans sa pâtisserie. Son père devait être à l’hôpital et sa mère surement quelque part dans l’immense ville de Séoul entrain d’errer et prendre en photo tout ce qui bouge ou pas. Il n’avait pas l’intention de refaire tout le chemin en arrière pour les reprendre et décida tout bonnement de s’assoir et attendre qu’un de ses parents revienne plus vite pour il ne savait quelle raison. Pour être plus clair, il était entrain d’attendre un miracle…Plus d’une demi-heure passa, tout compte fait, il aurait peut-être du retourner à la boutique. S’il l’avait fait, à cette heure-ci il serait déjà dans un bon bain chaud mousseux. Il soupira à nouveau et s’adossa à la porte d’entrée. Une seconde…Deux seconde…PAF…Sa tête s’écrasa sur le sol lourdement. Et il se sentit encore plus bête. Si sa mère a été la dernière personne à sortir de la maison, et cela était bel et bien le cas, il était sûr qu’elle n’aurait pas verrouillé la porte. Elle était tellement étourdie. Oui, décidemment, aujourd’hui n’était pas son jour.

Au lieu de prendre un bain moussant comme il en rêvait depuis quelques heures déjà, Taylor se contenta d’une simple petite douche qui ne dura pas plus de vingt minutes. Une première pour lui qui devait y rester au moins une bonne heure, sinon ça ne s’appelait pas une douche. Il ne se sentait pas assez d’entrain pour rester autant de temps sous la douche à mettre des couches et des couches de shampoing sur ses cheveux. Il entoura une serviette autour de sa taille et alla directement vers le téléphone fixe. Sa mère lui laissait assez souvent des messages, parfois non toujours inutiles, mais il se devait de les écouter car le soir venu, elle vérifiait. Elle était folle, pas la peine de chercher. Il appuya sur le bouton et le timbre aigu de la voix de sa mère retentit.

« Taylor, maman ne va pas rentrer tôt ce soir. Ton père va venir me chercher quand il finira son travail et nous dinerons dehors. Sors un peu toi aussi, je ne veux pas que tu restes affaler devant la télé ou derrière tes fourneaux. »

Qu’est ce qu’il disait ? Complètement inutiles. Bon sang, il n’était plus un enfant. Elle pouvait sortir autant qu’elle le voulait, il savait bien se débrouiller seul. Elle ne lui avait jamais semblé avoir pris conscience qu’il avait 24 ans de toute façon. Il n’avait pas non plus envie de rester enfermé au milieu de ses quatre murs. Il ouvrit alors son placard et en sortit un simple jeans slim bleu qui abordait quelques longues déchirures ici et là, un débardeur noir auquel il ajouta un petit gilet sans manche puis enfila ses converses noirs. Il garda ses cheveux lâchés et se contenta de mettre une ligne d’eyeliner noir sur ses yeux. Il descendit les escaliers et fit bien attention à prendre la clef d’entré posé près du vestibule. Il refermait la porte derrière lui, sentit un vent frais sur son visage et sourit. La seule question qui se posait devant lui pour l’instant était : Où aller ?

Il ne voulait pas aller trop loin, ne voulait pas non plus d’un endroit bondé mais désert non plus. Mouais pas sûr qu’il trouverait très vite. Soudain, il se rappela du lac qui n’était pas bien loin de son quartier. L’endroit devrait être parfait. En effet, après moins d’un quart d’heure de marche, il était arrivé. Il n’était plus venu à ce lac depuis qu’il était enfant. Pourtant l’endroit était joli, des arbres, de l’herbe, des bancs, un lac. Bon c’était plutôt joli pour les grandes familles qui cherchaient un endroit sympathique où lâcher les furies qui leurs servaient d’enfants et pique-niquer tranquillement. En parlant de cela, il se souvint n’avoir même pas déjeuné. Enfin, ce ne sera pas la première fois. Il s’assit sur le premier banc qui percuta son regard, il fronça légèrement les sourcils quelques secondes avant de sourire. Il ne s’attendait pas à ce que la personne prés de lui, lui adresse la parole. Il pencha la tête sur le côté en guise d’incompréhension. Pourquoi bon Dieu voudrait-il lui faire peur. Le jeune inconnu continua sans lui laisser un temps de répondre.

"Si tu cherches une direction, je ne suis pas un guide touristique. Si tu veux de l'argent, je n'en ai pas. Si tu cherches un peu de compagnie, c'est pour mon plus grand bonheur, mais tu risques de t'en mordre les doigts."

Non, il ne cherchait une direction précise et encore moins de l’argent. A la suite des paroles du jeune homme, il regarda sa main et plus précisément ses cinq doigts longs et fins. Il se retourna vers lui une moue enfantine sur les lèvres.

"Et pourrais-tu me dire avec quoi je pourrais cuisiner après ?"

Il sourit au jeune homme qu’il détailla longuement de la tête aux pieds et non par simples regards furtifs comme le font certaines personnes. Il ne semblait pas être vieux, son visage avait de jolis traits et il remarque qu’il était habillé un peu n’importe comment, toute fois, cela ne le rendait pas moins beau. Il lui présenta ensuite ses doigts.

"De toute façon, je doute qu’ils soient à ton goût. Ils sont amers."

Et il avait bien raison. A la première vue, on n’y prêtait pas attention. Mais en regardant bien, on pouvait apercevoir une faible couche de brillance sur les ongles de Taylor. Comme il se retrouvait parfois entrain de manger ses ongles quand il stressait, il avait décidé d’acheter un vernis au citron. Et il fallait avouer que le goût amer le dissuader rapidement de continuer.

"Cependant, je ne dirais pas non à un peu de compagnie. Je m’appelle Taylor et toi ?"
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MessageSujet: Re: Le matou irresponsable feat. Kim Taylor D.   Dim 10 Juil - 10:10

Nolan baisse tout naturellement le regard vers les longs doigts fins de la femme qui venait de se poser près de lui, comme une fleur. Il arque les sourcils, observant ces membres fins se mouvoir alors que l'autre ne semble pas le moins du monde troublé par sa remarque. Drôle de réaction... Mais c'était justement ça qui lui plaisait en règle générale, alors il n'allait assurément pas s'en plaindre. Notre chat relève donc son regard vers la jeune femme, un fin sourire malicieux ornant ses lèvres.

TAYLOR Et pourrais-tu me dire avec quoi je pourrais cuisiner après ?

Nolan... fige. Ça ne lui arrivait absolument pas souvent de tomber ainsi des nues, mais voilà... Son regard glisse rapidement sur la longue silhouette fine, surpris. La voix qui avait franchit ces lèvres était certes douce et bien tempérée, mais elle avait quelque chose qui ne collait définitivement pas avec ce qu'il voyait. Comme si cette femme faisait du lipsinc sur la voix d'un quelconque... D'un quelconque jeune homme ! Un jeune homme qui aurait une voix assez claire, certes. Probablement même que ce n'est pas pour tout le monde que sa voix semblerait déplacée. Mais, ça ne pouvait passer inaperçu dans l'oreille fine de notre sale chat. Cependant, ça le surprenait. Et pour le surprendre, il fallait généralement user d'ingéniosité d'une façon immodérée. Cette... personne venait de piquer sa curiosité en quelques mots à peine et un mouvement. C'était plus qu'il n'aurait osé l'espérer !

Et cette phrase ! Habituellement, on l'aurait regardé avec hauteur et dégoût avant de se relever pour tourner les talons. Mais pas cette étrange personne. Génial. No' avait trouvé de quoi passer une petite heure agréable, au moins ! Le jeune homme se tourne vers la nouvelle venue -ben quoi ?-, souriant, mais tout de même malicieux, voire mesquin. Nolan n'est jamais « gentil ». Il est comme ça lui chante dans le moment présent, voilà tout.

TAYLOR De toute façon, je doute qu’ils soient à ton goût. Ils sont amers.

Nolan baisse la tête, s'approchant de la jolie main pour en observer les doigts... puis les ongles... Lustrés ? Du vernis à ongle ? Bah... ça ne lui faisait pas peur, à lui ! Néanmoins, Nolan se redresse, se détachant des mains de l'autre pour venir contempler ce visage androgyne. Parce que c'était ça, n'est-ce pas ? Il n'était même pas certain.. C'est dire si cette personne était attrayante !

TAYLOR Cependant, je ne dirais pas non à un peu de compagnie. Je m’appelle Taylor et toi ?
NOLAN Nolan.

Nolan, oui. Un nom tout aussi américain que celui de Taylor. D'ailleurs, pour ce qui est de son vis-à-vis, ça ne trouble pas du tout Nolan qu'il ait un nom typiquement américain. Ces grands yeux étaient ceux qu'il avait vu pendant toute son enfance à l'école. D'ailleurs, ça lui ramène de mauvais souvenirs. Il fait la grimace, mais que de façon très brève. Il avait un bon coréen, le bougre. Ce n'était probablement pas un touriste. De toute façon, Nolan n'avait pas l'intention de faire les poches à Taylor. Sa compagnie pouvait être intéressante et il ne voulait pas le/la faire fuir.

C'était amusant, d'ailleurs, cette façon qu'il avait de vouloir classifier le genre de Taylor pour mieux s'y retrouver lorsqu'il y pensait ! D'ailleurs, très sérieux, Nolan demande finalement, sans gêne aucune :

NOLAN Tu es une femme qui a une voix d'homme ou un homme qui a un corps de femme ? C'est pour mieux m'y retrouver mentalement. Je sais pas si je dois dire « elle » ou « il ».

Et c'était... vraiment juste pour ça. Et finalement, après un petit moment de réflexion, convenant que sa question pouvait sembler un peu floue, se souvenant que certains hommes se prennent pour des femmes et vice-versa, Nolan précise donc sa pensée.

NOLAN En fait, je veux savoir si biologiquement, tu es un homme ou une femme. Je veux pas savoir ta vie. Sauf peut-être que j'aimerais aussi savoir pourquoi tu ronges tes ongles. Ça fait mal aux dents et ça sert à rien. Je trouve ça drôle...

Nolan observe un moment Taylor, satisfait de sa petite tirade. Voilà. Il était parfaitement clair, n'est-ce pas ? Là où les gens prenaient généralement des longueurs parce qu'ils craignaient d'offenser quelqu'un, Nolan y allait directement. Il trouvait ça bien plus pratique, après tout... Le jeune homme se lève au milieu de sa petite observation de Taylor. Mais ce n'est que pour mieux se rasseoir, en tailleur sur le banc. Il lisse un pli de son pantalon, comme si ça pouvait servir à quelque chose. Et finalement, repoussant les trop longues mèches de sa frange irrégulière qui lui tombe dans les yeux, il reprend la parole.

NOLAN Les personnes dans ton genre, on les retrouve généralement entourées d'un million d'autres personnes. Tu sais, les grands yeux, les vêtements à la mode, les longs cheveux blonds... Le genre de truc qui accroche à Séoul. Et voilà que tu recherche la compagnie d'un type qui a presque l'air d'un sans abri et qui n'est assurément pas recommandable. Amusant.

Puis, il laisse place au Nolan gourmand... très très gourmand qui demande, tout en se pourléchant les lèvres comme un chat bien gras devant un énorme bol de lait :

NOLAN Cuisiner ? Pourquoi est-ce que tu as parlé de cuisine ? Ils te servent qu'à ça, tes doigts ? Je trouve que c'est un très bon usage... Qu'est-ce que tu cuisine ?

On est jamais trop curieux...!


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MessageSujet: Re: Le matou irresponsable feat. Kim Taylor D.   Mar 12 Juil - 22:38

Taylor regarda le beau coréen en face de lui se figer sans raison valable à première vue. Après tout, il n’avait fait que lui répondre. Soudain, une pensée traversa sa petite tête blonde. Il est vrai que les propos du coréen n’étaient pas particulièrement avenants. Peut-être voulait-il en réalité rester seul. Mais si cela avait vraiment été le cas, n’aurait-il pas mieux valût qu’il ne lui adresse pas la parole depuis le début ? Plusieurs idées traversèrent son esprit mais il ne douta pas un instant que ce pu être sa voix la raison de la disparition du sourire malicieux de son interlocuteur pour laisser place à l’interrogation. Sa voix feutrée et doucereuse avait toujours réussit à tromper son entourage. Et il fallait avoir une oreille fine voire musicale pour le percer à jour seulement a partir de sa voix. Il fut heureux quand son vis-à-vis lui répondit, lui donnant son prénom. Un instant, il avait presque eu peur que le coréen ne lui réponde pas. Nolan. Son visage aborda une mine étonnée tout d’un coup. Nolan. Ce prénom était américain, il n’y avait aucun doute sur ça. Pourtant, il avait détaillé le jeune homme sous toutes les coutures et pour lui, il semblait typiquement asiatique. Peut-être avait-il des parents de différentes origines comme les siens. Ce qui est sûr, c’est qu’autant lui n’avait reçu aucun trait coréen de ce métissage autant Nolan n’en avait aucun américain.

« Pourtant tu n’as…Nolan est un joli prénom, je trouve ! »

Il avait voulu lui faire part de ses précédentes déductions quand il se dit que sa remarque pouvait paraitre déplacée. Après tout, il avait souvent vu des asiatiques se donner de surnoms américains car ils trouvaient que ça faisait ‘’ados branchés à la pointe de la mode’’. Quoi que, le garçon en face de lui n’avait rien d’un adolescent pré-pubère plein de boutons. Il essaya alors tant bien que mal de changer le début de sa phrase qui se transforma en un compliment. Ce qu’il pensait vraiment de toute façon. Il arrêta de penser aussi au pourquoi du comment de visage asiatique portait un nom étranger. Continuer à martyriser son pauvre cerveau de la sorte ne le mènerait à rien. Peut-être à une surcharge qui entrainera par la suite l’évacuation d’une certaine quantité de fumée par ses oreilles. Ce qui bien évidemment n’était pas le résultat souhaité, nous sommes d’accord. Taylor secoua légèrement sa tête de droite à gauche faisant se balancer ses cheveux en même temps. Il fallait arrêter les dessins animés, il devenait beaucoup trop inventif.

« Tu es une femme qui a une voix d'homme ou un homme qui a un corps de femme ? C'est pour mieux m'y retrouver mentalement. Je sais pas si je dois dire « elle » ou « il » .En fait, je veux savoir si biologiquement, tu es un homme ou une femme. Je veux pas savoir ta vie. Sauf peut-être que j'aimerais aussi savoir pourquoi tu ronges tes ongles. Ça fait mal aux dents et ça sert à rien. Je trouve ça drôle...»

La bouche de Taylor forma un « O » de surprise face à la question de Nolan. Comment avait-il pu se rendre compte du décalage entre sa voix et son physique. Sa voix était bel et bien plus grave que la grande majorité des femmes, il devait bien l’avouer. Mais Nolan était première personne à lui poser cette question. Car il était sûr que sa voix était la seule chose qui pouvait le trahir.

« Je suis un homme dans un corps d’homme. »

Mieux valait être honnête. Dans la majorité des cas à l’entente de ces mots, le gens se levaient choqués parfois même dégoutés parfois l’insultent avant de tourner les talons et s’en aller. C’est donc tout naturellement qu’un tout léger air triste marqué par l’absence de son éternel sourire en voyant Nolan se lever. Encore une nouvelle personne à ajouter à la liste. Quelle ne fut donc sa surprise de voir le coréen se rassoir moins d’une dizaine de secondes après. Il voulait donc juste s’assoir confortablement. Taylor ne put s’empêcher de sourire doucement.

« Je me mords les ongles quand je suis stressé. Et je confirme, ça fait très mal des fois. »

Heureusement qu’il avait trouvé ce vernis d’ailleurs, il réduisait considérablement les dégâts.

« Les personnes dans ton genre, on les retrouve généralement entourées d'un million d'autres personnes. Tu sais, les grands yeux, les vêtements à la mode, les longs cheveux blonds... Le genre de truc qui accroche à Séoul. Et voilà que tu recherche la compagnie d'un type qui a presque l'air d'un sans abri et qui n'est assurément pas recommandable. Amusant. »

Il est vrai que dans les rues, les jeunes gens comme lui habillé avec les dernières tendances et ayant une passion pour la mode sont entourés d’autres personnages du même profil et non entrain de chercher la compagnie d’un inconnu assis sur un banc et qui voulait que vous partagiez vos doigts avec lui. Copieux repas c’est sûr. Oui, mais ces personnes étaient de vraies jeunes filles ou des garçons virils et non une sorte de travesti qui trouvait pour excuse que les vêtements féminin étaient plus confortables.

« J’avais eu ce genre de compagnies. Mais dés qu’elles découvraient que j’étais un homme, elles me laissaient en me traitant de pervers. »

Il regarda Nolan quelques instants avant de continuer précipitamment.

« Ce que je ne suis pas, hein !! Et ta compagnie me convient parfaitement. »

Il vit le jeune homme se pourlécher les lèvres et il sourit. Etait-il donc devant un gourmand ? Il tira ses jambes vers l’avant les balançant à intervalle irrégulières comme un gamin.

« Eh Bien je suis pâtissier. J’ai ouvert une petite pâtisserie il y’a quelques temps mais elle ne marche pas très bien. Pour l’instant, j’ai assez de clients pour ne pas avoir à la fermer. Mais j’ai bon espoir pour l’avenir. D’ailleurs, tu pourras venir un jour si l’envie te vient. »

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